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Yoga postural : rechercher la contraction juste

 


L'élasticité musculo-tendineuse en yoga

Un muscle n'est pas seulement un organe contractile, capable de se raccourcir activement, sur ordre du système nerveux, en dépit des forces qui s'opposent à cette diminution de longueur. C'est aussi un organe élastique, susceptible de s'allonger passivement lorsqu'une force de traction s'exerce sur lui, mais qui développe alors, comme le ferait un ressort, une force de rappel proportionnelle à l'allongement qui lui a été imposé.

On appelle antagonistes deux muscles dont la contraction produit l'effet contraire, par exemple l'extenseur et le fléchisseur de l'avant-bras sur le bras. L'équilibre, les postures résultent d'un certain rapport d'équilibre entre les deux tonus antagonistes. En cas de contraction du fléchisseur, il y a normalement relâchement de l'extenseur et inversement.
Certaines intoxications (strychnine, toxine tétanique) provoquent la contraction simultanée des antagonistes ; les naturopathes connaissent bien l'influence des toxines et acides sur l'ensemble du corps y compris le cerveau, d'où la nécessité de régulièrement détoxiquer les humeurs.


En yoga (ou posturologie naturopathique), il y a effort, non pas quand il y a travail musculaire intense (exemple : l'Arc ou le Paon), ce qui est assez rare en yoga, ni même lorsque on étire les muscles, puisque cela fait partie du travail postural, mais bien lorsqu’on force mécaniquement les muscles à s'étirer au-delà de leur limite d'élasticité normale. Lors d'une posture réalisée dans la patience et la détente le muscle « antagoniste » se relâche au-delà de sa limite de repos (tonus) et ouvre amplement l'articulation, libérant déchets, tensions et « mémoires » accumulés. Pour cela « ahimsa », une pratique non-violente -mais active-, est nécessaire, dans le yoga et la gymnastique douce.
(JCL)