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"Yoga intégral", pour tous pratiquants du yoga, le nouvel ouvrage de jcl

Voici ce que disent les trois premiers versets du second chapitre de la « Hatha Yoga Pradipika » (ouvrage ancien de référence) : 
« Étant fermement établi dans la pratique des asanas, ayant maîtrisé ses sens et prenant une alimentation nourrissante et modérée, le yogi doit pratiquer le pranayama tel qu’enseigné par son Guru. Quand le souffle est irrégulier, l’esprit est fluctuant, quand le souffle est stable, l’esprit l’est aussi. Pour atteindre la stabilité, le yogi doit retenir son souffle. Tant que le souffle demeure dans le corps, il y a vie. Quand le souffle s’en va, la vie s’en va aussi. C’est pourquoi l’on doit discipliner le souffle. »











Maîtriser le souffle


Recherchez un souffle agréable. Il aura un effet relaxant, son rythme accepté, il créé l'ouverture. Cet apport affectif-respiratoire  influence positivement le vital et le système nerveux, c'est un bien-être intérieur.
Souffle et mouvement sont liés. A chaque geste correspond une respiration particulière. En yoga il s’agit de bien associer le souffle au geste. Mouvement lent du corps associé à la conscience active la circulation du prâna dans le prânamayakosha, le corps vital.
Dans le yoga énergie l’accent est mis sur la prise de conscience du souffle subtil et des sensations à travers le mouvement, la posture et le prânayama, pour faire circuler prâna à travers les différents vayus, fonctions vitales. (JC)

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 « Lorsque le souffle est agité, l'esprit est agité. Lorsque le souffle est immobile, l'esprit est immobile, le yogin atteint la stabilité.
           C'est pourquoi l'on doit maîtriser le souffle »

(Texte : Hatha-Yoga-Pradipika II -2)




Qui va lentement, va sûrement !

André et Denise, mes formateurs bien-aimés (jcl)


… / … Pour le tantra, seul le temps sacré est «réel» et c’est lui qui — paradoxe — abolit les autres formes de temps ! En effet, le passé, parce qu’il est passé, n’existe plus. L’avenir, parce qu’il est à venir, n’existe pas encore ! Quant au présent, est-ce un an, un jour, une seconde, un milliardième de seconde ? Impossible de le définir dans le temps linéaire ou même cyclique. (Aïe, ma tête !)
-Allons plus loin. Pour le tantra, la création n’est pas un événement unique qui se serait produit voici x milliards d’années, c’est un processus continu. La création, c’est ici et maintenant ! L’univers manifesté émerge en permanence du non-manifesté, hors du temps, qui est une catégorie mentale ! Seul subsiste un éternel maintenant. (J’ai préféré dire maintenant plutôt que présent qu’on situe inconsciemment entre le passé et l’avenir).
-L’expression «à la fin des temps» est à prendre littéralement. Lors de la réabsorption de l’univers au sein de la Cause première, lors de ce que nous appelons la
fin du monde, même l’espace-temps disparaîtra et ce sera la «nuit de Brahman» qui sera suivie d’un nouveau jour, c’est-à-dire d’un nouvel univers et ainsi de suite dans une ronde infinie d’univers se succédant les uns aux autres. … / …
(André Van Lysebeth – Yogi tantrique, Enseignant du Yoga Intégral – Extrait de son ouvrage devenu introuvable « Tantra, le culte de la féminité » éd. Flammarion 1988)

Yoga sous les arbres

Une trentaine de participants étaient présents ce 26 août 2019, merci à vous !
Important ! Pas de cours lundi prochain 2 sept. car le parc Bourran ferme ses portes à 19h30 ce jour-là (en horaires d'automne à compter du 1er sept.) ; ni à Monséjour.



Souvenir du 26 août 2019 au Parc de Bourran.
Grâce à la photo je me suis aperçu qu'une majorité des participants n'appliquée pas la bonne technique ; ici, il était demandé de décoller les talons du sol ! résultat un sur dix est dans la bonne posture !! Nous verrons cela à la rentrée, mes amis  !  (JC)

Tout est relié (Réflexion Van Lysebeth)


Libérer la matière

Tout est relié dans l’être humain. Chaque partie du corps physique représente une partie du corps psychologique. Agir sur le corps, c’est aussi agir sur la psyché. Libérer le corps, le purifier, faire croître sa conscience, c’est libérer le psychisme et l’âme.
Rechercher le bonheur, la liberté, l’amour, la connaissance, la justice, la beauté, la vérité, etc. dans ce monde est une chimère si nous ne prenons pas en compte toutes les composantes, toutes les pièces du jeu.
Le corps et la matière doivent être libérés, spiritualisés, si nous voulons trouver une issue à notre impasse intérieure comme extérieure. Tant qu’au corps nous opposerons l’Esprit, le mental, l’émotion ou le sentiment, nous n’aboutirons qu’à la culbute. 
Tout est relié. Il faut donc retrouver cette vision unitive. Tous les yogas du monde ne pourront jamais aboutir à la perfection de la vie sur la terre tant que nous n’aurons pas entrepris et résolu le yoga du corps. Les sommets spirituels les plus élevés ne peuvent s’incarner dans l’homme que si sa substance corporelle est transformée. Ces puissances spirituelles ne peuvent rien pour le monde si la substance de la terre reste le refuge de l’inconscience, et donc le principe nourricier de l’ignorance, de la limitation, de la souffrance et du mal. 
La perfection psychologique ne peut être réalisée qu’en libérant le corps, qui est l’abri et le refuge de tous les mouvements subconscients. Le psychisme est conditionné par notre passé individuel, familial et collectif, qui est lui-même imprimé dans nos cellules.

(Van Lysebeth revue "yoga" 221 - 1986)




Manipura chakra (une pratique Van Lysebeth)

Manipura : le chakra solaire
  
Pour la science yogique occulte, le plexus solaire est le siège de l’un des plus importants chakras, c’est-à-dire centre d’échange et d’élaboration d’énergie occulte, vitale. Un vrai tourbillon d’énergie. Un des buts du hatha yoga, qu’une vision occidentale réductionniste tend à sous-estimer en le «limitant» au corps, consiste à éveiller ce plexus, cette grande centrale énergétique.
Mais avant de songer à l’éveiller, c’est-à-dire d’en développer les pouvoirs cachés sur l’évolution de l’être humain, il faut d’abord l’apaiser, certes, mais surtout devenir conscient de son travail incessant, de sa présence et instaurer une relation d’amitié active entre le cerveau-pensant et le plexus solaire, le cerveau-sentant. C’est là que siège l’intelligence du corps qui, nuit et jour, règle et coordonne l’activité de tous nos organes. Elle s’occupe de la digestion et de l’assimilation (samana vayu), de la distribution des fluides et des énergies dans tout l’organisme (vyana vayu) et, en bonne partie aussi, de l’excrétion (apâna vayu). C’est le plexus solaire qui fait le gros du boulot d’entretien de cet univers extraordinairement complexe qu’est notre corps. Il le fait en silence, discrètement, sans que le cerveau-pensant ait à s’en préoccuper. C’est lui qui fabrique, entretient, répare, reconstitue l’ensemble du corps. Perturbé par des émotions négatives, il n’assure plus correctement toutes ses fonctions, ce qui se manifeste par des affections psychosomatiques, allant de légères perturbations fonctionnelles à de lourdes conséquences, le cancer inclus.
tonifier le cerveau abdominal
Il y a plusieurs méthodes pour agir sur le plexus solaire, sur le manipura chakra. Commençons par la plus simple et la plus directe, celle par qui tout le monde devrait commencer... et poursuivre !
Pour le stimuler mécaniquement, rien de tel que les kriyas pour le ventre décrits en détail dans mon livre «Ma séance de Yoga», page 167. Si vous n’avez pas cet ouvrage — c‘est un tort, croyez-moi ! —, je vous les résume :
On pratique couché sur le dos. Les deux premières se font en rétention à poumons vides, les suivantes à poumons pleins.

Kriya n°1 : après avoir vidé les poumons à fond, bloquer le souffle et, sans laisser entrer d’air, rétracter la sangle abdominale. On «rentre le ventre» en ouvrant le thorax. On perçoit alors nettement l’étirement de la région du plexus solaire, vers lequel on dirige toute son attention. Quand la rétention à vide cesse d’être agréable, on ré-inspire.
Si on se sent disponible, on enchaîne aussitôt avec une répétition de cette kriya. On peut en faire ainsi trois ou quatre consécutivement. Plus, si on a le temps...
Si c’est fatigant, faire deux ou trois respirations normales entre chaque kriya. Mais, après une seule série ou après 3 ou 4, toujours sur le dos, on se relaxe.
   
Kriya n°2 : à poumons vides, au lieu de simplement rétracter le ventre et de rester immobile, on gonfle et rétracte rapidement l’abdomen plusieurs fois. En fait, on continue à rétracter-gonfler pendant toute la rétention du souffle. Quand elle cesse d’être agréable, on ré-inspire, puis on recommence éventuellement 3 ou 4 fois : cf. ci-dessus.

(AVL revue Yoga n°221)


Vie associative (archive 7)

Stage "Affirmation de soi" - année 1995 Martillac (33)


Stage "Cuisine saine" février 2019 Gradignan


JCL lors d'un stage d'été à Bonnecombe en Aveyron
(dans la Communauté de l'Arche 2002)


Se concentrer, pourquoi ?


La concentration sur un seul objet
Le point de départ de la méditation Yoga est la concentration sur un seul objet, ekâgratâ. Cet objet peut être, indifféremment, un objet physique (le point entre les sourcils, le bout du nez, un objet lumineux, etc.), une pensée (une vérité métaphysique) ou Dieu (Içvara). 

L’ekâgratâ a pour résultat immédiat la censure de tous les automatismes psycho-mentaux qui dominent, qui à vrai dire font la conscience profane. L'activité des sens et l’inconscient introduisent continuellement dans la conscience des objets qui la dominent et la modifient. Les associations dispersent la conscience, les passions la violentent. Même dans ses efforts intellectuels, l’homme est passif : la plupart du temps il ne pense pas à proprement parler, mais il se laisse penser par les objets. 

Sous les apparences de la pensée se cache en réalité un flux indéfini et désordonné, alimenté par les sensations, les associations et la mémoire. Le premier devoir du yogin est de penser, c’est-à-dire de ne pas se laisser penser par les objets. C’est pourquoi la pratique Yoga commence par l’ekâgratâ, la concentration, qui barre le fleuve mental et constitue un « bloc psychique », un continuum ferme et unitaire.

(Mircéa Eliade - extrait de « Patanjali »)