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Manipura chakra (une pratique Van Lysebeth)

Manipura : le chakra solaire
  
Pour la science yogique occulte, le plexus solaire est le siège de l’un des plus importants chakras, c’est-à-dire centre d’échange et d’élaboration d’énergie occulte, vitale. Un vrai tourbillon d’énergie. Un des buts du hatha yoga, qu’une vision occidentale réductionniste tend à sous-estimer en le «limitant» au corps, consiste à éveiller ce plexus, cette grande centrale énergétique.
Mais avant de songer à l’éveiller, c’est-à-dire d’en développer les pouvoirs cachés sur l’évolution de l’être humain, il faut d’abord l’apaiser, certes, mais surtout devenir conscient de son travail incessant, de sa présence et instaurer une relation d’amitié active entre le cerveau-pensant et le plexus solaire, le cerveau-sentant. C’est là que siège l’intelligence du corps qui, nuit et jour, règle et coordonne l’activité de tous nos organes. Elle s’occupe de la digestion et de l’assimilation (samana vayu), de la distribution des fluides et des énergies dans tout l’organisme (vyana vayu) et, en bonne partie aussi, de l’excrétion (apâna vayu). C’est le plexus solaire qui fait le gros du boulot d’entretien de cet univers extraordinairement complexe qu’est notre corps. Il le fait en silence, discrètement, sans que le cerveau-pensant ait à s’en préoccuper. C’est lui qui fabrique, entretient, répare, reconstitue l’ensemble du corps. Perturbé par des émotions négatives, il n’assure plus correctement toutes ses fonctions, ce qui se manifeste par des affections psychosomatiques, allant de légères perturbations fonctionnelles à de lourdes conséquences, le cancer inclus.
tonifier le cerveau abdominal
Il y a plusieurs méthodes pour agir sur le plexus solaire, sur le manipura chakra. Commençons par la plus simple et la plus directe, celle par qui tout le monde devrait commencer... et poursuivre !
Pour le stimuler mécaniquement, rien de tel que les kriyas pour le ventre décrits en détail dans mon livre «Ma séance de Yoga», page 167. Si vous n’avez pas cet ouvrage — c‘est un tort, croyez-moi ! —, je vous les résume :
On pratique couché sur le dos. Les deux premières se font en rétention à poumons vides, les suivantes à poumons pleins.

Kriya n°1 : après avoir vidé les poumons à fond, bloquer le souffle et, sans laisser entrer d’air, rétracter la sangle abdominale. On «rentre le ventre» en ouvrant le thorax. On perçoit alors nettement l’étirement de la région du plexus solaire, vers lequel on dirige toute son attention. Quand la rétention à vide cesse d’être agréable, on ré-inspire.
Si on se sent disponible, on enchaîne aussitôt avec une répétition de cette kriya. On peut en faire ainsi trois ou quatre consécutivement. Plus, si on a le temps...
Si c’est fatigant, faire deux ou trois respirations normales entre chaque kriya. Mais, après une seule série ou après 3 ou 4, toujours sur le dos, on se relaxe.
   
Kriya n°2 : à poumons vides, au lieu de simplement rétracter le ventre et de rester immobile, on gonfle et rétracte rapidement l’abdomen plusieurs fois. En fait, on continue à rétracter-gonfler pendant toute la rétention du souffle. Quand elle cesse d’être agréable, on ré-inspire, puis on recommence éventuellement 3 ou 4 fois : cf. ci-dessus.

(AVL revue Yoga n°221)